J'ai entrepris de vivre au rythme de la vie.
Qu'est-ce que le rythme de la vie?
Selon moi, c'est vivre selon le rythme de son instinct. Faire les choses honnêtement, courageusement, mais sans précipitation.
Ces derniers temps, pour écrire mon livre, je "dois" me remettre dans un état d'esprit que j'ai quitté: la mélancolie. Ce n'est pas aussi facile que je l'aurais imaginé, et j'ai pris pas mal de retard dans son écriture.
Mais retard vis à vis de quoi?
Je sens que, petit à petit, j'entre dans l'état d'esprit nécessaire à l'écriture de mon troisième livre, et j'ai donc de plus en plus de mal à écrire le second, car ces deux état d'esprits sont antagonymes. Quand je n'écris plus pendant quelques jours, le hasard veut que mon ordi soit infesté par un virus: mfxbox.exe. Ce virus m'empêche de lancer un quelconque programme, sauf internet explorer, word et winamp.
Comme par hasard exactement, et seulement ce qu'il me faut pour écrire. Ce virus bloque mon antivirus, m'empêche d'en télécharger un autre, et, chose étrange, disparait tout aussi mysterieusement qu'il est venu quand je me suis quelque peu mis à la tâche de l'écriture.
Je pourrais certes formatter mon ordi, où en tout cas, m'arranger pour qu'il disparaisse définitivement lors de l'une de ces accalmies. Mais si je le vire, j'ai l'intime conviction qu'il viendra autre chose pour me forcer à écrire, car mon instinct me dicte quand je dois écrire, et c'est maintenant.
J'ai pris assez de retard par manque de courage.
J'ai pris également le parti de marcher au rythme de la vie. Qu'est-ce que ça m'apporte concretement? Plus de problème d'attente de transports en commun, plus de feux rouges, tout "coule" au rythme de mes pas. Je vais jusqu'à traverser comme ça, quand j'en ressens le besoin. J'habite Bruxelles, et la circulation y est souvent assez dense, et j'ai toujours l'instinct de regarder autour de moi avant de traverser et d'hésiter un peu. Pourtant le constat est là: le hasard veut qu'exactement à ce moment là, il y ait un "trou" dans la circulation me permettant de traverser sans devoir me presser, mais également sans ralentir. Y aller honnetement, courageusement, mais sans précipitation. Même aux feux rouges ça marche.
Par contre, s'il y a quelque chose que j'ai appris pas plus tard qu'hier, c'est que je ne peux emmener personne dans ma folie, dans ma soif de vivre, alors quand je suis avec quelqu'un, je calme mes hardeurs.
Car qui sait les limites de cette théorie rythmique?
Si par mégarde je ne suis plus dans le rythme, je peux avoir un accident.
Si je croise quelqu'un qui n'est pas dans le rythme, mais qui est plutot dans une perçeption "guerrière" de la vie, serait-il capable de faire dérailler mon rythme au point de causer un accident avec ma personne?
Et si la personne qui m'accompagne n'est pas dans le rythme, ou en connait un différent, que se passera-t-il?
Et si tout ça n'existait pas, mais que je n'avais que de la chance?
Chance: hasard favorable.
Hasard: coïncidence.
Coïncidence: Vous y croyez vous? Je pense plutot qu'il n'y a pas de coïncidences, mais que des conséquences.